Devenir chauffeur VTC (voiture de transport avec chauffeur ou véhicule de tourisme avec chauffeur) n’est pas aussi facile que cela peut paraître. Souvent comparé aux taxis, les VTC sont soumis à des lois plus strictes. On compte aujourd’hui juste un peu moins de 10000 professionnels en France. Les seuls trajets qu’ils sont autorisés à effectuer sont des réservations et il n’est donc pas imaginable d’essayer de trouver des clients dans la rue. A première vue, le métier n’est pas très attrayant par rapport à un chauffeur de taxi traditionnel mais les VTC possèdent plusieurs avantages. Comment donc devenir chauffeurs VTC et conduire des clients dans des véhicules haut de gamme ?

Qu’est-ce qu’un chauffeur VTC ?

Petit aparté pour expliquer ce qu’est un chauffeur VTC. Comme le nom l’indique son rôle est de transporter ses clients à l’aide de son véhicule, généralement de luxe. Un tel professionnel est dans la plupart des cas autoentrepreneur. Du moins à ses débuts car cela est plus intéressant. Cependant, il faudra plutôt créer sa société une fois que les affaires commencent à marcher. Cela permettra en effet de déduire certaines charges.

Comment se déroule une course?

Comme nous le raconte ce chauffeur VTC à Chatou, une course effectuée par un VTC est une course qui a été réservée par un client. Ce petit point est la grande différence avec un taxi car un véhicule de transport avec chauffeur n’a pas le droit de démarcher des clients dans la rue. La procédure est donc assez simple. Vous rejoignez le client à un point donné. Ici, vous devrez pouvoir lui présenter s’il le désire une facture qui fait également office de preuve que la réservation a été faite. Cela vous sera demandé en cas de contrôle. Bien entendu la dite facture possède plusieurs informations essentielles sur le chauffeur et son entreprise, le client ainsi que sur le trajet. Une fois que tout est en ordre vous conduisez simplement jusqu’à l’endroit désiré par votre client.

Tarif d’un chauffeur VTC

Le coût d’une course peut être fixe ou alors varier selon la distance et le temps passé avec le client à bord. Après avoir effectué un trajet, il est d’usage de retourner à votre base sauf exception à laquelle vous avez une autre course dans l’heure et êtes autorisé à stationner. Dernier petit détail, une voiture de transport avec chauffeur ne possède pas de plot significatif des taxis.

Quelles sont les conditions à remplir pour devenir VTC ?

Réglementation oblige, vous devez remplir certaines conditions avant de prétendre devenir chauffeur VTC. La première va sans dire et il s’agit bien évidemment de posséder le permis B depuis un minimum de 3 ans. Celui-ci doit bien évidemment être valable. Vous devrez suivre un examen de la part du préfet pour prouver que vous êtes apte physiquement à pratiquer le métier. Posséder une carte professionnelle à demander à votre préfecture est également requis et il sera nécessaire de s’inscrire dans le registre des VTC. Il est à noter qu’une personne ayant commis des délits routiers graves ne pourra officier en tant que chauffeur VTC. Il s’agissait ici des prérequis à l’exercice de la profession. Effectivement, vous devrez ensuite suivre les formations nécessaires.

Quelles formations pour un VTC ?

Aucun diplôme n’est requis pour devenir chauffeur VTC. Cependant, il vous faudra passer un examen spécifique. Ce dernier substitue la formation qui devait être suivi à la base et qui était de 250 heures. L’examen est organisé une fois par mois et concerne aussi bien la partie théorique que la partie pratique du métier. Une personne pouvant prouver une expérience en tant que chauffeur dans les transports d’au moins un an n’est pas dans l’obligation de passer l’examen. Le professionnel est également soumis à suivre des stages de façon continue. Tous les 5 ans, une formation de 14 heures est donc obligatoire.

La réglementation pour les VTC

On en vient à un point très important dans le métier de chauffeur VTC, la réglementation. Elle est très différente de celle des taxis à laquelle on pourrait être coutumier.

Les clients

Pour commencer, un VTC ne peut pas essayer de trouver des clients dans la voie publique. Pour exercer, un client devra donc lui réserver une course. Cela assure par la même occasion au dit client d’avoir un moyen de transport. Chacune des courses doit faire lieu d’une facture dit ticket de réservation et c’est ce qui les empêche de marauder. Une fois la course terminée, vous êtes donc contraint de rentrer votre voiture dans ses quartiers et de ne pas stationner dans la voie publique. Une autorisation exceptionnelle existe si vous avez déjà un client de réserver dans un délai de moins d’une heure.

La voiture de transport

Les voitures de transport doivent répondre à certains critères en plus d’être de plus haute gamme que les taxis. Comme tous les moyens de transport, le véhicule doit suivre un contrôle technique, ici tous les ans. Aussi, une assurance concernant le transport des personnes doit être soumis et peut faire l’objet d’un contrôle à tout moment. Concernant les places dans le véhicule, elles doivent au moins être de 4 et ne pas dépasser 9. Cela inclue le conducteur. En d’autres mots, 3 à 8 places pour les clients. S’il ne s’agit pas d’une voiture de collection, elle ne doit pas être âgée de plus de 6 ans, ce qui oblige à un renouvellement fréquent. Pour le confort des passagers, les voitures à 2 et 3 portes sont exclues. Même les dimensions font état d’une restriction. Il faudra donc un véhicule d’au moins 450 cm de long et 170 cm de large. Le moteur doit excéder les 120 chevaux. Enfin, ne possédant pas de plot sur le toit pour se signaler, les voitures de transport doivent posséder des vignettes comprenant à la fois le numéro du registre des VTC et l’immatriculation du véhicule. Une doit être disposée à l’avant et l’autre à l’arrière. Généralement, de l’eau et des journaux d’actualités sont à disposition des clients même si cela n’est pas obligatoire.

La conduite et la tarification

Les VTC n’ont pas le droit de rouler sur les voies destinées aux taxis. En ce sens, ils sont donc soumis aux lois de la circulation de tous les véhicules lambdas. Il n’est donc pas rare qu’ils aient recours à des applications extérieures leur indiquant les possibles problèmes de circulation.
Le prix d’une course est totalement libre. Vous pouvez proposer un tarif fixe ou un prix qui dépendra de la distance et du temps comme les taxis mais en déterminant le prix du kilomètre et de la minute. Il est donc possible de gagner plus d’argent pour une course ! Attention cependant à ne pas être trop gourmand car la concurrence est plutôt rude.

Combien gagne un chauffeur de VTC

Concernant les salariés, que vous êtes généralement amené à être à vos débuts, la rémunération se constitue d’un fixe et d’une part variable. Le salaire d’un chauffeur se situe entre 1500 et 2500 euros brut par mois.
Les autoentrepreneurs et ceux ayant ouvert une entreprise peuvent prétendre à des sommes plus élevées mais il faut prendre en compte que vous serez dans l’obligation d’acquérir ou de louer un véhicule et qu’il sera à votre charge de le rendre conforme à la règlementation. C’est-à-dire de procéder au contrôle technique et de faire une demande pour immatriculer le véhicule dans le registre des VTC. Dans cette optique, vous faites appel à une société qui vous déniche des clients en contrepartie d’un pourcentage de vos recettes.

Conclusion

Comme vous pouvez le deviner, devenir chauffeur VTC n’est pas de tout repos et même une fois l’objectif atteint, les restrictions sont assez pénibles. Passer outre ces règlementations qui donnent un aspect plus professionnel au métier, il est au final comparable à celui de chauffeur de taxi. Cependant, il est à noter que l’on conduit des véhicules plus haut de gamme et que l’on est donc dans un plus grand confort. La rémunération est d’ailleurs un peu plus conséquente en moyenne et les frais d’immatriculations d’un véhicule beaucoup moins cher même s’ils doivent être renouvelé tous les 5 ans.

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